Cloud computing

Le cloud computing est le plus gros marché de l’Internet, et il continue d’afficher des perspectives très intéressantes. Il est en effet le support essentiel de la transformation numérique des entreprises, en particulier des plus petites. Le marché du cloud est engagé dans une course à la taille, dominée aujourd’hui par Amazon.

Une croissance toujours incroyable pour un marché désormais mature

Le marché du cloud computing public représente déjà plus de 109 milliards EUR en 2018 et devrait atteindre près de 165 milliards EUR en 2021, avec une croissance moyenne de plus de 15 % par an (soit plus que la plupart des marchés OTT). La croissance reste très forte car la baisse des prix unitaires permet d’attirer de nouveaux clients, notamment parmi les PME. La migration des éditeurs de logiciels vers le SaaS (certains acteurs ne proposant ainsi plus que du cloud) accélère cette transition. Dans le même temps, si le cloud privé se développe lentement, le cloud hybride, combinant les avantages du cloud public et du cloud privé, est également en plein essor.

Le paysage concurrentiel se rétrécit

Sur le marché du cloud public, Amazon a réussi son pari en investissant massivement avant les autres acteurs, d’abord pour ses besoins internes. Malgré un positionnement tarifaire agressif, Amazon s’appuie sur l’effet volume et affiche de très bons niveaux de rentabilité (qui assurent d’ailleurs l’essentiel de ses marges). Ses principaux concurrents sont des mastodontes de l’Internet et de l’informatique : Microsoft, IBM, Google (surtout en IaaS) et Salesforce (surtout en SaaS), et plus récemment Alibaba. Amazon pèse toutefois à lui seul autant que l’ensemble des acteurs mentionnés. Sur le marché du cloud hybride/privé, avec de gros volumes car impliquant notamment les très grands comptes, IBM est le leader incontesté. Ses principaux challengers sont Amazon, Rackspace, NTT et tous les fournisseurs IT qui adaptent progressivement leurs offres.

L’innovation accélère encore autour du cloud

Les innovations technologiques permettent d’aller encore un peu plus loin dans la virtualisation (conteneurs et logiciels de type Docker permettant de descendre au niveau OS et applicatif, au-delà des machines virtuelles), qui reste le principe clé du cloud (mutualisation des ressources) pour obtenir des ressources informatiques à faible coût unitaire et à la demande. Ceci permet de réduire la barrière à l’entrée pour les acteurs peu informatisés ou les projets complexes.

Un des rares services avec des enjeux locaux majeurs

La localisation des données reste un enjeu important pour de nombreux clients. Mais, comme pour le grand public, l’avantage tarifaire est si important que la migration vers le cloud semble inéluctable, sauf pour des données vraiment très sensibles. En revanche, la sécurité (physique) et les performances télécoms (qualité de service, latence) sont essentielles, expliquant les stratégies actuelles de déploiement de data centers (au niveau international comme territorial) et nécessitant un développement plus abouti des infrastructures réseaux (débit, redondance).

 
L’Amérique du Nord très loin devant dans l’usage du cloud
 
La croissance du cloud reste bien supérieure à celle de la plupart des services OTT