Services de contenus

Les secteurs des contenus avancent en ordre dispersé dans la voie de la numérisation. Tous sont impactés par les changements de comportements et de modèles économiques. Les acteurs traditionnels sont désintermédiés au profit des nouveaux acteurs du Web, mais la croissance demeure au rendez-vous.

Des secteurs sous turbulence

L’industrie des contenus dans sa globalité est confrontée aux bouleversements profonds provoqués par la numérisation des contenus, de leur distribution et de leur consommation. Outre l’adoption rapide de nouveaux supports de consommation, rendant en partie obsolètes les supports traditionnels, l’apparition de nouveaux acteurs agrégeant et distribuant les contenus en ligne ainsi que l’émergence de nouveaux modèles économiques ont fortement ébranlé les acteurs et l’organisation historique de ces marchés.

Une mutation des modèles économiques

Si la publicité fait partie intégrante du financement de la télévision et de la presse traditionnelles, elle est désormais devenue une des composantes de la nouvelle économie numérique de la musique, du jeu vidéo et même du livre. Mais c’est le modèle d’abonnement mensuel sans engagement qui s’est véritablement imposé comme le nouveau modèle universel d’accès aux contenus, remplaçant l’acte d’achat ou de location à l’acte.

Le livre résiste encore à la pression du numérique

L’impact de la numérisation est cependant très différent d’une industrie à l’autre. Alors que le jeu vidéo a très largement basculé vers le dématérialisé, notamment du fait du développement des jeux mobiles mais aussi sur les ordinateurs ou les consoles de salon, le livre est pour le moment resté le secteur le plus à l’abri de la dématérialisation de la consommation, avec une adoption encore faible et une progression lente du livre numérique.

Les maillons intermédiaires de la chaîne de valeur sont les plus menacés

Les conséquences sur la chaîne de valeur ne sont cependant pas anecdotiques. Les acteurs de l’édition et de la distribution traditionnelles sont désintermédiés au profit des géants du commerce électronique et des agrégateurs de contenus en ligne. Ils peinent à se réinventer devant l’engouement pour l’autoproduction et l’autodistribution, permettant aux jeunes talents comme aux producteurs confirmés de toucher directement le public en s’affranchissant des intermédiaires.

Le numérique tire la croissance de tous les secteurs à l’exception de la presse

Malgré les difficultés auxquelles font face une partie de ces acteurs, les différents segments des contenus poursuivent leur progression ou retrouvent le chemin de la croissance grâce à la croissance du numérique, à l’image de la musique dont le chiffre d’affaires numérique excède désormais les revenus du marché physique et permet de compenser la chute continue des ventes de CD. Seul le marché de la presse semble faire pour le moment exception, la migration effective des lecteurs vers Internet ne s’accompagnant ni d’un basculement équivalent des recettes publicitaires, ni d’une propension comparable à payer du lectorat.

 
La lecture résiste à la dématérialisation
 
Une croissance toujours soutenue